Il est moi de Philippe Setbon
Lecture

Il est moi de Philippe Setbon

D’un côté, Constantin Lepage dit Costa, un « putain d’acteur » pour sa femme et ses amis, un peu aigri et alcoolo. De l’autre, Henk van der Weld, un nom batave qui sonne comme un pseudo, une fine moustache, des lunettes teintées, un bon sourire. Une rencontre impossible mais quelques points communs. Avec Il est moi, Philippe Setbon emmène le lecteur dans les espaces incertains d’un cerveau assassin, jusqu’à lui couper le souffle.

Il est moi de Philippe Setbon :

Avant de débuter cette nouvelle chronique, je tiens tout d’abord remercier Philippe Setbon et les éditions TohuBohu pour l’envoi de ce livre. Dès les premières pages, se présentent à nous deux personnages : d’un côté Constantin Lepage, alias Costa, un acteur au chômage déprimé par le manque d’opportunité et de l’autre, Jean-Louis, un écrivain qui vient d’apprendre que son éditeur ne souhaite pas publier son dernier manuscrit.

Une citation qui m’a marqué ? 

Toi, tu es un artiste, un rêveur… Tu n’es pas taillé pour ça. Il n’y a pas de honte, rassure-toi. Chacun sa nature. Il est inutile et parfois hasardeux de nager à contre-courant. En revanche, pense au confort que vont t’assurer mes contrats. Tu as toujours eu peur du lendemain à cause de ton métier de saltimbanque. Tu n’auras plus à t’en faire, à partir de maintenant. Tout ce que je te demande, c’est de t’effacer de temps en temps. De lâcher le gouvernail et laisser faire les professionnels.

Pourquoi faut-il le lire ? 

Jean-Louis, avec l’aide de son ami Costa, décident de tendre un piège à son éditeur, Willy Willemetz. Dans un premier temps, les deux amis ont juste l’idée de lui faire peur en le menaçant. Pourtant, lorsque Jean-Louis apprend que son éditeur est en plein divorce avec sa femme, déprimé de devoir céder une grande partie de son patrimoine financier, une nouvelle idée émerge. Jean-Louis  explique alors à son éditeur qu’il sait comment résoudre ses problèmes : en faisant appel à un tueur professionnel. Jean-Louis affirme à Willy Willemetz qu’il connait quelqu’un capable de le débarrasser de sa femme. Bien sûr, cette affirmation est fausse. En réalité, Jean-Louis, avec la complicité de Costa, vont tendre un piège à Willy Willemetz : Costa va se déguiser en tueur, lui faire croire qu’il va se charger de la mort de sa femme en échange d’une grosse somme d’argent.

C’est ainsi que nait Henk van der Weld, un tueur professionnel, un personnage crée de toute pièce par Costa. Cette vengeance élaborée par les deux amis n’étaient censée être qu’un simple jeu d’acteur. Pourtant, les choses vont rapidement dégénérer. Costa, complètement sous l’emprise de ce personnage, commence petit à petit à se laisser submerger par des pensées meurtrières. Henk van der Weld devient plus fort, plus présent, plus sombre, jusqu’à totalement prendre le contrôle sur Costa.

J’ai été très surprise par ce livre de Philippe Setbon, je l’ai trouvé particulièrement réussi et captivant. Je ne me suis pas du tout ennuyée, j’ai passé un agréable moment et je suis très contente de l’avoir découvert. C’est un livre très bien écrit, qui se lit très rapidement et qui arrive à capter notre attention jusqu’au dernier chapitre.

Vous aimerez aussi

Pas de commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.