Livre les loyautés de Delphine de Vigan
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Les loyautés de Delphine de Vigan

Les loyautés de Delphine de Vigan :

Comme je l’ai déjà mentionné dans les deux articles Rien ne s’oppose à la nuit et D’après une histoire vraie, je suis une grande admiratrice de l’écriture de Delphine de Vigan. Je ressors toujours chamboulée par ma lecture, touchée, émue, au point d’y penser plusieurs jours après. Ce livre ne fait pas exception à la règle, bien au contraire ! Delphine de Vigan nous propose une nouvelle fois un roman sombre, mais d’une force incroyable.

Chacun de nous abrite-il quelque chose d’innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?

Une citation qui m’a marqué ? 

Quiconque vit ou a vécu en couple sait que l’Autre est une énigme. Je le sais aussi. Oui, oui, oui, une part de l’Autre nous échappe, résolument, car l’Autre est un être mystérieux qui abrite ses propres secrets, et une âme ténébreuse et fragile, l’Autre recèle par-devers lui sa part d’enfance, ses blessures secrètes, tente de réprimer ses troubles émotions et ses obscurs sentiments, l’Autre doit comme tout un chacun apprendre à devenir soi, et s’adonner à je ne sais quelle optimisation de sa personne.

Pourquoi faut-il le lire ? 

Théo est un jeune garçon qui doit faire face au divorce de ses parents. Avec son ami Mathis, il tente tant bien que mal de s’évader. Hélène, professeur de collège à l’enfance très douloureuse, s’inquiète pour Théo. Est-il en danger ? Ses parents sont-ils violents ? De son côté, Cécile, la mère de Mathis, voit son quotidien vaciller au moment où son fils a le plus besoin d’elle.

Le quotidien de Théo se résume à faire des allers retours entre sa mère, qui ne veut plus du tout entendre parler de son ex-mari, et son père, qui passe ses journées enfermé dans son appartement. Théo se force à aller au collège et cherche un moyen de disparaitre, d’oublier, de ne plus rien ressentir : il trouve refuge dans l’alcool. Théo subit jour après jour cette tension familiale, avec sa mère qui tente de faire comme si tout allait bien et son père qui meurt à petit feu.

Hélène, son professeur de sciences, s’inquiète beaucoup pour Théo. Elle a elle-même connu une enfance horrible, avec un père violent et une mère absente. Elle est persuadée que Théo vit la même chose et souhaite absolument l’aider. Théo et Hélène sont les deux personnages principaux du roman, mais nous découvrons également Mathis et sa mère Cécile.

Au fil des pages, nous constatons à quel point il est facile de cacher ses peines et comment l’entourage est souvent aveugle face à cette souffrance. Le roman est très court mais le message est incroyablement fort. Il nous capte, nous touche, nous marque, on s’imprègne de lui et on le referme en éprouvant de la nostalgie de l’avoir déjà fini.

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4 Commentaires

  • Répondre Laurine 23 juillet 2018 à 20 h 14 min

    J’ai bien envie de découvrir ce livre grâce à toi, alors que ce livre ne m’avait pas forcément interpellé jusqu’ici. Je n’ai lu qu’un seul livre de cette auteure, « No et moi », ce serait l’occasion de la découvrir avec un autre de ses titres !

    • Répondre Lacourseauxmots 28 juillet 2018 à 11 h 38 min

      Chouette ! Bonne lecture !

  • Répondre Lizouzou 25 juillet 2018 à 12 h 45 min

    Ce n’est pas mon préféré de l’auteure mais j’en garde un bon souvenir malgré la fin brutale !

    • Répondre Lacourseauxmots 28 juillet 2018 à 11 h 39 min

      C’est vrai que la fin est assez particulière, mais j’ai trouvé que ça collait bien avec l’ensemble du livre 🙂

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